La crise des régimes politiques est patente. Les violences et les confrontations des positions radicales s’accentuent. L’ordre mondial se décompose, les foyers de guerre sont multiples. Les rivalités entre les puissances et l’asservissement à un capitalisme déshumanisant sont des vecteurs de dépossession de l’avenir. Certes les aspirations morales et politiques restent vivaces et en quête du bien commun, mais la crise est en nous-mêmes, dans nos modes de penser et d’agir. Quand l’avenir de l’humanité est en jeu, c’est dans chaque être humain que résident responsabilité et imagination.
Dans cet article, Philippe Herzog présente des réflexions sur les dimensions du chaos global qui advient, comme contribution aux recherches qui se développent et tissent une prise de conscience. Il y a besoin de les faire dialoguer. Dans cet esprit, l’auteur a placé en tête et en fin d’article des commentaires sur deux livres publiés cette année qui l’ont particulièrement intéressé : « Le chaos qui vient » de Peter Turchin sur la crise des régimes politiques, et « Le livre de l’Europe » de Peter Sloterdijk qui expose la difficulté que nous avons à nous représenter l’histoire.
Philippe Herzog










